This is default featured slide 1 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

This is default featured slide 2 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

This is default featured slide 3 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

This is default featured slide 4 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

This is default featured slide 5 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

Recent Posts

06-AUGUSTIN, PRÊTRE !

C'est dans ce climat de troubles reli­gieux, de tensions sociales, de décom­position morale, qu'Augustin, évêque d'Hippone, va bâtir sa «cité de Dieu». Il est né en Numidie, à Thagasfe (Souk-Ahras), en 354, d'une famille assez typi­que de petite bourgeoisie berbère. Sa mère, Monique, est une ardente chré­tienne. 5on père, Patricius, possède un lopin de terre. Pour un garçon pauvre, l'éducation classique est le meilleur moyen de réussir. Augustin a donc choisi de devenir professeur. Comme beau­coup d'Africains, il a le goût des belles-lettres, le verbe coloré et une grande facilité d'élocution. On le retrouve à Carfhage, puis à Rome et à Milan, petit rhéteur expansif, militant en faveur de l'hérésie manichéenne. C'est à Milan, en 387, qu'après avoir rencontré l'évê­que Ambroise, il est bouleversé par l'appel de Dieu. Et l'Afrique, qui avait laissé partir un jeune ambitieux, voit revenir un homme mûr, ayant choisi de vivre dans la pauvreté et le recueillement, pour méditer l'Évangile avec quelques frères, « serviteurs de Dieu ». Les habitants d'Hippone en décident autrement. Un jour où Augustin est venu écouter le sermon du vieil évêque Vale-rius qui se lamente sur la pénurie des prêtres, il est encerclé par les fidèles et poussé de force jusqu'au trône épiscopal aux cris d'« Augustin, prêtre! » : « Je fus empoigné, fait prêtre, et cela me conduisit finalement à l'épiscopat », écrit Augustin avec humour. Cette sorte de « capture » était d'ailleurs relative­ment courante au Bas-Empire. L'homme de solitude est devenu un per­sonnage public. Du matin au soir, Au­gustin secourt les pauvres, prêche, orga­nise des réunions contradictoires pour confondre les donatistes, court à Car-thage, rédige des notes diplomatiques. On vient de loin pour l'entendre, ce petit homme un peu chétif, vêtu d'une som­bre tunique noire, qui tonne contre les « scandales du siècle » et dénonce les hérésies. La plaisanterie, l'anecdote, l'analyse rigoureuse, la tendresse, la colère se succèdent tour à tour dans ses sermons, et c'est ce même grand art que l'on retrouve dans ses écrits. Il faut un homme de cette foi et de cette intelli­gence pour reprendre en main l'Église déchirée. La lutte contre le donatisme va durer de longues années et se termi­ner victorieusement, en 414, au concile d(Hippone, par le triomphe de l’Église catholique.

07-LES VANDALES

À la fin du mois d'août 410, une nouvelle inconcevable parvient en Afrique : Rome vient d'être pillée trois jours durant par les Barbares du Goth Alaric. Rome n'est plus, bien sûr, la capitale politique de l'Empire, mais elle symbolise toujours le monde civilisé. Au cours de l'hiver, les réfugiés affluent en Afrique avec tous leurs biens. Au milieu de ce chaos, la Colonie apparaît encore comme une oasis de prospérité. Pour peu de temps! Les Vandales qui franchissent le détroit de Gibraltar en 429 sont d'une autre espèce, bien pire que   les   Goths!
Douze mille guerriers venus de la Bal­tique avec leurs femmes, leurs enfanis, leurs chariots, leurs troupeaux, ont traversé la Gaule et l'Espagne en détrui­sant fout sur leur passage. Leur chef? Un nabot contrefait, parlant peu ei méprisant le luxe, mais avide de richesses et porté à de furieux accès de rage : Genséric, roi des Vandales. Les Vandales sont des chrétiens, mais des chrétiens ariens, convaincus qu'ils ont le dieu des Batailles de leur côié. Ils entrent en Afrique comme un cou­teau s'enfonce dans du beurre. Nulle résistance, ni parmi les masses berbères contentes de voir tomber le pouvoir romain, ni chez les évêques divisés et démoralisés, ni chez les militaires; le comte Boniface, personnage suspect qui gouverne la colonie africaine, ouvre ia porte, semble-t-M, aux envahisseurs : n'a-t-il pas épousé une femme de reli­gion  arienne?
Seul Augustin résiste dans la ville forti­fiée d'Hippone, où se réfugient des fou­les d'hommes, de femmes et d'enfants terrorisés. Les Vandales investissent la ville; ils torturent, brûlent, saccagent, mais Hippone résistera longtemps, et le vieil évêque mourra en 430 sans en voir la chute. En 439, Carthage tombe. Les Vandales s'installent en Afrique pour un siècle.
Rien ne subsiste de ce qui fit l'orgueil romain : les forteresses sont rasées, la vie municipale s'éteint; les nomades re­tournent à leurs coutumes ancestrales; les Barbares fondent sur les villes; les évêques sont exécutés ou enfermés dans des camps, tandis que les donatistes relèvent la tête.

Malgré l'effroyable persécution, qui redouble sous les successeurs de Genséric, les catholiques vont tenir encore plusieurs siècles, réfugiés dans certains quartiers où ils ont leur cha­pelle et leur baptistère.

02-Un Fondateur d’empire

De ce duel a mort, les chefs africains vont tirer parti. Trois royaumes berbères, ou plutôt trois fédérations de tribus, se partagent alors le Maghreb : à l’ouest, la Mauritanie ; au centre, le pays des Masaesy, qui occupent les deux tiers de l’Algérie actuelle et débordant sur le 

Maroc, avec Cirta (Constantine) pour capital et Syphax pour agueilld ; à l’est, le petit royaume des Massyles, sous l’autorité de Massinissa, correspondant à la partie orientale de la région de Constantine.

Qui sont Syphax et Massinissa ? Des berbères d’origine nomade mais punicisés,chefs de la cavalerie numide qui s’est battue en Espagne. Fidèle à sa politique, Carthage s’assure leur concours par des présents et des mariages flatteurs, lors-que Rome, écrasée à Cannes et en quête d’appuis, propose à Syphax une alliance. Celui-ci accepte ; Sa petite armées est aussitôt prise en main et entrainée par des instructeurs romains. Mais jaloux des succès de son rival, Massinissa lance contre lui ses troupes. Tite-Live fait un récit embrouillé de cette guerre entre Numides. Toujours est-il qu’en 205 on retrouve Syphax dans le camp de Carthage, et Massinissa aux côtés des Romains. Le premier, vaincu dans Cirta, meurt en 203 ; le second jette tout son poids contre les Puniques, et sa cavalerie va consommer la perte d’Hannibal, alors de la bataille de Zama (202).
De chef de tribu, voici Massinissa souverain d’un royaume prospère. Installé aux flancs de Carthage (comme un vampire pour sucer sang), dit Michelet, il grignote ses terres et met la main sur ses comptoirs, avec la complicité romaine. Il bat monnaie, fonde des villes fortes, organise une administration, fixe les nomades et développe l’agriculture. Avec deux récoltes par an, il peut même exporter son blé à Délos. Les festins de Cirta sont célèbres pour leur somptuosité, servis dans une vaisselle d’or, accompagnées de danse et de musique. Lorsqu’il meurt en 148 av.J-C., le vieux roi a crée un empire africain et réalisé le premier l’unité de l’Algérie. Deux ans plus tard, Carthage, usée par la guerre et minée de l’intérieur, tombe tragiquement après six jours et six nuits de combat. Rome lui succède en Berbérie. Elle y demeurera jusqu’en 439 apr.J-C.

08-Sous Le Sceptre Byzantin

L'énergie de ces rudes Germains fond pourtant sous le soleil d'Afrique. Ils prennent goût aux plaisirs faciles et per­dent leurs qualités guerrières; les indi­gènes les remplacent bientôt dans les formations militaires. En Numidie et en Mauritanie, de petits royaumes indé­pendants s'érigent, tandis que les riva­lités  intestines  affaiblissent  la  dynastie.
Il va suffire de quelques mois pour que les Vandales tombent à leur tour sous le choc des troupes régulières de l'armée byzantine.
Justinien et Théodora! À ce couple illus­tre, qui, en 527, s'agenouille dans la basilique Sainte-Sophie et reçoit le dia­dème impérial devant une foule pros­ternée, revient le rôle de sauver la chré­tienté. Pour la gloire de Dieu, et pour leur compte, ils vont chasser d'Afrique les hérétiques et reconstituer l'Empire, dépecé par les Barbares. En juin 533, une flotte de cinq cents navires cingle vers l'Afrique. Les soldats byzantins dé­barquent au sud de Carthage, et le géné­ral Bélisaire gagne deux batailles décisives. Restés neutres jusqu'alors, les chefs berbères font leur soumission et reçoivent en échange le sceptre d'argent doré, le diadème, le manteau blanc a agrafes d'or, les brodequins, tous les attributs qui les confirment dans leur pouvoir. Le roi vandale Gélimer est fait captif, et Justinien se pare lui-même des titres de « Vandaltcus » et « Africanus ». Un plan de réorganisation de l'Afrique est mis sur pied. Des murailles, des casernes, des basiliques s'élèvent bientôt sur les ruines qu'ont laissées les Vandales. Le nouveau tracé du limes rejoint presque les anciennes frontières romai­nes. Un préfet du prétoire, assisté de fonctionnaires et de gouverneurs, veille à l'application des lois dans les différen­tes provinces de la Berbérie, érigée en diocèse. Voilà reconstituée la grandeur romaine.
Trompeuses apparences! Despotique, rongée par la concussion, minée par les schismes, Byzance ne contrôle guère l'Afrique qui, dès la fin du VIe siècle, est devenue presque autonome sous l'auto­rité d'un exarque ou patrice. Les Berbè­res se battent pour leur indépendance et s'organisent en confédération, faisant de l'Aurès une forteresse inexpugnable.

Des mutineries éclatent dans l'armée. Nu! chef n'est assez fort, après les géné­raux Solomon et Troglita, pour lutter contre la corruption, les révoltes, les pillages. L'empereur Héraclius ne par­vient pas à rétablir l'ordre, et, à la veilîe de l'invasion arabe, l'exarque Grégoire se proclame « basileus », rompant ses liens d'allégeance. La division des chré­tiens ouvre grande la route à l'islam.

01-Face à Carthage

Lorsque les phéniciens fondent Carthage au IXe  siècle av.J-C., L’Afrique du Nord est depuis longtemps peuplée. Le paléontologiste Camille Arambourg a retrouvé, en 1954, à Ternifine, près de Mostaganem, les restes d’un squelette d’homme vieux de près de cinq cent mille ans, qui s’apparente au pithécanthrope, et représente sans doute la race autochtone du Maghreb, l’atlanthrope.
Le Maghreb est une des seules terres du monde ou l’on puisse retrouver tous les chaînons de l’évolution de l’espèce humaine. Dernier maillon, l’Homo sapiens y parait au VIIIe  millénaire, succédant à l’atérien. Il vit dans des grottes, puis dans des campements faits des branchages, et se nourrit d’escargots, comme le laissent supposer ces tumuli noirâtres, les escargotières, retrouvés à Gafsa (la Capsa romaine), en Tunisie, et à Mechta el-Arbi, dans le constantinois. On l’appelle capsien. Des capsiens sont sans doute issus les Berbères, que les ethnologues rattachent à la race hamitique, tandis que les Arabes sont de race sémitie. La famille étendue, de type patriarcal, constitue la cellule de base berbère.      
Plusieurs familles se regroupent en village, le ksar, à la fois grange et place forte ; un conseil, la djemaa, administre le village selon un system démocratique et communautaire, les terrains de parcours pour les troupeaux étant collectifs. Pour assurer leur défense contre des clans rivaux, les familles se rassemblent en tribus et se fondent parfois en une unité plus vaste, confiant alors l’autorité à un chef de guerre, l’aguellid.
À la religion primitive animiste se mêle bientôt le culte des dieux carthaginois tandis que se répand la langue punique.
Faute de documents écrits, on ne sait pas grand-chose de l’histoire proprement africaine sous la domination punique.
Outre les quelque trois cents comptoirs et escales qu’ils ont aménagés dans les échancrures du rivage, les Carthaginois exploitent de grands domaines agricoles, sur lesquels travaillent les esclaves berbères. Les paysans restés libres sont soumis à une lourde fiscalité. Quant aux nomades de l’intérieur, ils gardent jalousement leur indépendance, à moins qu’ils ne s’enrôlent dans des troupes de mercenaires. Carthage les tient en respect en entretenant les rivalités tribales, en s’assurant par des cadeaux l’appui des aguellid, ou en favorisant les mariages mixtes.
Plus soucieuse de ses intérêts commerciaux que d’expansion territoriale, elle gère avec prudence ses affaires mentant, a-t-on dit, (une politique d’épicier).
Une politique d’épicier que menacent bientôt les ambitions de Rome : en 264 av.J-C., la guerre éclate entre les deux cités pour la maitrise de la Méditerranée.
Le conflit, coupé de trêves armées, va durer près de cent vingt ans et se terminer par la disparition de Carthage.